ZLIO et Référencement de boutiques en marque blanche

Avant de lire cet article, je vous invite à lire celui de Jeremie Berrebi, fondateur du service ZLIO qui vient d’annoncer sa fermeture.

Je tiens également aussi à signaler 2 petites choses :

  • J’avais testé ZLIO peu après son lancement
  • Le terme « marque blanche » ne convient pas exactement au principe de ZLIO mais vous comprendrez pourquoi je l’utilise dans le suite de l’article

ZLIO était un service permettant à n’importe qui d’ouvrir une boutique en ligne. Via une interface, sans compétence technique, il était possible d’ajouter n’importe quel produit à sa boutique via tous les catalogues des marchands partenaires de ZLIO. Vous touchiez une commission pour chaque vente réalisée.

ZLIO a rencontré un grand succès, de très nombreux utilisateurs ont ouvert une ou plusieurs boutiques, plus de 390 000 en tout.

Logiquement (désolé Jérémie), Google a un jour pénalisé toutes les boutiques, les envoyant dans l’abime des pages de résultats.

Sans référencement, c’était quasiment la fin de l’aventure pour des raisons évidentes. Il est facile de dire qu’il faut diversifier ses sources (ce qui est bien entendu vrai…) mais dans le web d’aujourd’hui, essayez donc de survivre sans Google.

Sans compter, qu’il s’agit du canal le moins risqué et le plus facile pour des utilisateurs non experts en webmarketing, comme la majorité des utilisateurs de ZLIO.

Une agence de référencement a essayé de sauver la situation mais je pense que la mission était tout simplement impossible. Je ne m’exprimerai pas bien entendu sur le différend opposant cette agence et ZLIO.

Pourquoi impossible ?

Google ne souhaite tout simplement pas de ce type de contenu dans son moteur. J’entends par « ce type de contenu », du contenu en provenant du plusieurs centaines de milliers de boutiques plus ou moins similaires. Oui ZLIO proposait des possibilités significatifs de customisations mais cela n’était pas suffisant pour Google.

A partir du moment où il est possible de « générer » un nombre très important de pages dont la majorité du contenu n’est pas 100% original, générant beaucoup de duplication de contenu… un jour ou l’autre cela finira mal avec Google.

Cela me fait penser à une célèbre marque blanche dans le domaine de la lingerie / toys.

Même avec l’aide de dizaines de professionnels du référencement qui ont tous envoyé leurs idées (gratuitement), même avec une interface de folie pour personnaliser sa boutique et son SEO (certaines solutions Ecommerce open source ou propriétaires sont moins poussées…), Google a décidé un jour de mettre le holà.

Il faut dire que sur énormément de requêtes, nous étions 10 affiliés en première page de Google :D et qu’une fois accepté, il suffisait de quelques minutes pour lancer un ou plusieurs sites comptant des milliers de pages.

Google a fait le ménage. Certes certaines positions sont conservées mais cela n’a plus rien à voir avec la belle époque…

Pourtant ce service de marque blanche a survécu et certains affiliés continuent à générer beaucoup de CA.

Alors quel est la différence avec ZLIO ?

Tout d’abord, il y a moins de boutiques car le service est moins connu.
Il y a une sélection à l’entrée. Il faut envoyer une sorte de lettre de motivation, expliquer sa stratégie et surtout indiquer toutes ses compétences techniques / webmarketing via un formulaire.

Le niveau des affiliés est donc bien plus élevés. Les bons savent comment avoir du trafic sur leur boutique sans pouvoir bénéficier d’un référencement au top. Mais la perte de CA suite au déclassement Google a été forcément significative.

Pour en revenir à ZLIO, j’avoue avoir trouvé ce projet fantastique, j’aurai vraiment aimé y participer et félicite son fondateur ainsi que son équipe pour cette magnifique aventure.

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